
Article paru dans le journal Courrier Laval, le 28 janvier 2007, p. B8
L’intégration sociale de Juliette, trois ans, atteinte de neuropathie sensitivo-motrice, appelée aussi syndrome d’Andermann, passe par le service de garde en milieu familial, au grand bonheur de toutes les personnes impliquées.
On aperçoit, au centre, la jolie Juliette avec sa maman
Marie-Josée Imbeault et son papa Alain Thibeault.
Ils sont entourés des amis de la garderie et de
Lisette Pelletier, propriétaire du service de garde
"Les p'tits bouts de chou".
Les parents de Juliette sont catégoriques, leur petite demoiselle a fait des progrès immenses depuis son arrivée, il y a deux ans, au service de garde en milieu familial « Les p’tits bouts de chou » de Fabreville dirigé par Lisette Pelletier. Juliette passe en moyenne de quatre à six heures au service de garde, et ce, cinq jours par semaine. Sa mère, Marie-Josée Imbeault, a noté, dès les premières semaines, une évolution admirable du comportement de la petite. «Juliette est plus éveillée, son regard est plus animé, elle est davantage expressive, elle mange seule maintenant, le progrès est phénoménal pour nous.»
«L’intégration d’un enfant handicapé dans un service de garde lui fournit l’occasion d’explorer ses ressources personnelles et d’apprendre à fonctionner dans un nouveau milieu de vie avec des adultes et d’autres enfants». (Ministère de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine)
La socialisation entre zéro et quatre ans est extrêmement importante dans le développement de l’enfant. L’arrivée d’un enfant avec des limitations dans un service de garde a un impact positif sur tout le groupe : les autres enfants ont le privilège de fréquenter des enfants différents et apprennent ainsi l’ouverture aux autres. Ils profitent également du personnel supplémentaire quelques heures par jour.
«Le secret d’une bonne intégration, c’est d’y croire!», voilà qui résume bien la pensée de Mme Claude Therrien, directrice générale du CPE « Le Hêtre » et membre de la Table de concertation pour l’intégration des enfants handicapés dans les services de garde de Laval.
Mme Therrien mentionne de surcroît la nécessité pour les parents de s’investir avec le service de garde. La communication avec l’équipe, la discussion et l’intérêt de chacun comptent pour beaucoup dans la réussite de l’intégration de l’enfant. Il doit être traité comme les autres, inclus dans le groupe et participer à toutes les activités.
Pour s’assurer de la qualité du service offert à l’enfant vivant avec des limitations, une étroite collaboration est nécessaire avec tous les professionnels du réseau de la santé et des services sociaux oeuvrant dans les CSSS, les Centres de réadaptation ou tout autre établissement, ainsi qu’avec la Commission scolaire. Selon Mme Therrien, la situation s’améliore sans cesse à Laval.
Il existe des subventions pour faciliter l’intégration des enfants. Ces allocations servent à l’achat d’équipement, pour permettre le développement optimal de l’enfant, et à l’ajout de personnel pour faciliter son intégration. Une mesure exceptionnelle de soutien à l’intégration dans les services de garde pour les enfants handicapés ayant d’importants besoins est aussi offerte. Cette mesure permet l’embauche d’une personne accompagnatrice trois heures par jour, et ce soutien est très important pour les enfants comme la petite Juliette.
Il vaut certainement la peine pour les parents de s’informer et de découvrir tous les bienfaits que leur enfant et qu’eux-mêmes peuvent retirer de l’intégration en service de garde. Pour en apprendre davantage sur les ressources disponibles à Laval, communiquez avec votre CLSC, les Centres de réadaptation… ou contactez le ROPPHL…