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Des ressources pour se faciliter la vie

Article paru dans le journal Courrier Laval, le 20 mai 2007, p. A29

La déficience auditive, un handicap invisible

Pour une personne vivant avec une surdité, il est difficile de vivre dans un monde où la communication est importante.

Photo de la classe de 2e année de Mme Diane Majour de l'école St-Gérard à Laval avec Lyne Noiseux

Lyne Noiseux explique ce qu'est la langue des signes québécoise aux élèves de 2e année de la classe de Mme Diane Major de l'école St-Gérard à Laval. Un insterprète assis parmi les élèves, traduit les explications en français oral.

La surdité est la déficience la plus répandue dans la société, mais elle est également la moins visible et la plus cachée. Mal informés, les gens sont en général mal à l’aise lorsqu’ils sont en contact avec des personnes sourdes ou malentendantes.

La surdité, les problèmes d’ouïe et leur origine…

L’origine de la surdité peut être congénitale, virale, accidentelle ou professionnelle. L’âge de la surdité est variable et peut survenir à tout moment de la vie. Il existe plusieurs types de surdité : les personnes sourdes gestuelles utilisant la langue des signes québécoise (LSQ) ou la « American Sign Language » (ASL), les personnes devenues sourdes après avoir acquis la parole, les personnes malentendantes ayant une perte d’audition variant de légère à sévère, portant généralement une ou deux prothèses, et les personnes sourdes-aveugles atteintes d’une perte importante de la vue et de l’ouïe.

L’importance d’un dépistage précoce

Encore une fois, plus le dépistage de la surdité est rapide, meilleures sont les possibilités d’apprentissage des modes de communication et meilleures sont les chances de développement psychologique, conceptuel, linguistique et social des enfants sourds. Les parents d’enfants présentant des problèmes d’ouïe ou les enfants à risque sont automatiquement dirigés vers l’Institut Raymond-Dewar (IRD) afin de procéder aux évaluations, audiologiques et autres, nécessaires.

Modes de communication

Il y a plusieurs façons de communiquer lorsqu’on est une personne ayant une déficience auditive : la langue des signes québécoise (LSQ); le langage parlé complété (LPC) basé sur la lecture labiale (les lèvres) où le geste est utilisé pour clarifier ses imprécisions; le pidgin, un mélange de deux modes de communication, par exemple un mélange de français signé rudimentaire et de la LSQ ou un mélange de langues des signes française et américaine.

Lyne Noiseux, adjointe administrative à l’Association des personnes vivant avec une surdité de Laval (APVSL) et professeur de la LSQ souligne : « Il faut s’exprimer avec le mode de communication qui nous convient le mieux, mais il est évident que la langue des signes québécoise est une langue distincte du français et qu’elle possède son propre code de langage. »

Les personnes nées sourdes ou devenues sourdes avant d’avoir acquis le langage oral éprouvent beaucoup de difficultés à comprendre le français et ses abstractions, principalement si leur surdité est sévère ou complète.

Une expérimentation menée à l’école Gadbois en 1998-1999 a démontré qu’en consacrant du temps à l’apprentissage et la maîtrise d’une première langue, la LSQ, l’apprentissage du français, par la suite, se révèle être un franc succès pour un grand nombre d’élèves sourds.

Une aide précieuse…

L’Association des personnes vivant avec une surdité de Laval (APVSL) regroupe les gens vivant avec une forme de surdité sans distinction de sexe, d'âge, de statut ou de forme de communication. L’APVSL offre plusieurs services, dont l’enseignement de la LSQ, le soutien dans la recherche d’emploi, un café Internet où des cours en informatique, en traitement de textes et en arts sont offerts, etc. Son coordonnateur, Yvon Mantha, ajoute : « L’APVSL administre aussi le fonds d’interprétariat, consenti par l’Agence de santé et services sociaux, et qui rend le service d’interprète accessible aux personnes sourdes et malentendantes, qui en font la demande, dans le cadre d’activités de loisir et de formation personnelle. » Pour plus de renseignements sur les services offerts, communiquez avec l’APVSL.

Il existe des aides techniques afin de pallier les entraves communicationnelles de la surdité : le service Relais Bell, l’appareil de télécommunication pour sourds (ATS), les alarmes visuelles de porte, de téléphone et d’incendie, les services d’interprétariat, les documents adaptés en LSQ, les prothèses auditives, le sous-titrage pour la télévision, etc. Bref, grâce à ce soutien technique et humain, les personnes vivant avec une surdité peuvent tout faire… sauf entendre!

L’Institut Raymond-Dewar (IRD) : Le Centre métropolitain de réadaptation spécialisé et surspécialisé en surdité et en communication, offre, entre autres, des services de réadaptation pour la clientèle sourde, malentendante, sourde-aveugle ou présentant un trouble d’audition centrale. Les programmes et les services de l’IRD sont regroupés, selon les problèmes et les besoins, sur la base de l’âge ou sur la base de la problématique.

L’École J.-Jean-Joubert : École publique de la CSL qui scolarise des enfants de quatre à douze ans ayant une déficience auditive.

Le Service d’interprétation visuelle et tactile (SIVET) est un organisme à but non lucratif, qui offre des services d’interprétariat aux organismes privés, publics et communautaires.

Option Travail : Corporation privée sans but lucratif qui aide à l’obtention d’une subvention gouvernementale incluant tous les services de recherche d’emploi.

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