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Dernière mise à jour : Juillet 2010
Dans le cadre du pré-colloque organisé par la Table de concertation Personnes handicapées et travail de Laval, le Théâtre des petites lanternes a présenté le 25 novembre dernier trois mises en scène décrivant une difficulté d'intégration au travail. Selon le principe du théâtre-forum, chacune de ces mises en scène était suivie d'une reprise de la scène, que les spectateurs pouvaient interrompre selon leur bon vouloir afin de remplacer l'un des personnages et d'apporter une solution au problème posé.
Nous vous présentons ici un résumé des problématiques abordées et les solutions qui sont ressorties de la présentation du théâtre-forum.
Sandra a 26 ans et vit avec une déficience intellectuelle légère. Son apparence physique ne laisse rien voir au niveau de son handicap, mais lorsqu'elle parle, Sandra articule lentement. Elle réagit comme une jeune fille de 12 ans. Elle sait lire, compter, lire l'heure, ce qu'il faut pour être fonctionnelle, mais elle ne peut comprendre ni écrire des textes abstraits. Elle a des difficultés de jugement, surtout lorsqu'il y a plusieurs consignes. Gérer son budget est difficilement réalisable seule. À la maison, Sandra est très bien entourée; ses parents participent activement au développement de leur fille et ne souhaitent que le meilleur pour elle. Actuellement, Sandra est bénéficiaire de l'assistance emploi (sécurité du revenu) et reçoit une aide financière pour ses médicaments. Sandra a terminé ses études à 21 ans et n'a pas de diplôme. Son éducatrice lui propose un stage non rémunéré dans une garderie près de chez elle. Devant les capacités et l'enthousiasme de Sandra, la garderie envisage de l'embaucher.
Sandra fait déjà un stage à la garderie.
Sandra devra s'adapter à un horaire fixe et aux responsabilités inhérentes à son travail. Elle devra aussi être en mesure de gérer son temps, son stress et son budget. Sandra sera probablement plus lente dans l'exécution de son travail qu'une personne non-handicapée.
Suivi d'un éducateur du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle Normand-Laramée pour s'assurer que tout se déroule bien.
Sandra peut bénéficier d'un CIT d'Emploi-Québec.*
Sandra a un revenu fixe puisqu'elle bénéficie de la sécurité du revenu. Ses parents craignent qu'elle ne gagne moins en travaillant, surtout si elle doit parfois s'absenter du travail pour des raisons de santé.
Sandra peut aller travailler et revenir à la Sécurité du revenu sans faire de nouvelle demande si elle réalise qu'elle éprouve des difficultés à fonctionner en travail régulier. De plus, sa carte de médicaments reste valide jusqu'à 4 ans après le début de l'emploi.
Nicole a 43 ans. Elle a une paralysie cérébrale de naissance qui occasionne une limitation motrice, nécessitant des adaptations pour la motricité fine aux membres supérieurs et un fauteuil roulant sur des trajets de longues distances pour les membres inférieurs.
Nicole vit avec son mari et est mère d'un adolescent. Elle avait, avant la naissance de son fils, fait un court séjour sur le marché du travail. Depuis son mariage, Nicole n'a pas retravaillé, sauf quelques mois pour dépanner un ami. La situation financière de son mari le permettant, elle a préféré demeurer à la maison. Son fils est grand maintenant et Nicole a décidé de faire une réorientation de carrière. Elle poursuit des études en bureautique et se classe parmi les meilleurs. Encouragée par son conjoint, Nicole tente un retour sur le marché de l'emploi.
Nicole a une bonne formation en bureautique et elle est qualifiée pour occuper un poste d'agent de bureau ou de secrétaire.
Nicole peut se déplacer debout, mais ses déplacements son limités à de courtes distances. Les lieux de travail doivent être minimalement accessibles et adaptés à ses limitation. En raison de ses limitations au niveau de la dextérité fine, son poste de travail devra également être adapté selon la description de tâche, notamment au niveau de l'ordinateur.
Nicole peut bénéficier d'un CIT d'Emploi-Québec.*
À cause de ses limitations, Nicole sera peut-être un peu plus lente dans l'exécution de ses tâches comparativement à une personne qui n'a pas de limitation motrice. L'employeur doit donc démontrer une certaine bonne volonté à l'embauche.
Nicole peut bénéficier d'un CIT d'Emploi-Québec.*
Bernard a 37 ans. Il a vécu beaucoup de difficultés depuis la fin de son adolescence. Il a été diagnostiqué schizophrène et est sous médication depuis l'âge de 22 ans. Ses médicaments font en sorte que Bernard est plus lent. Il n'a pas une très bonne dextérité manuelle et il se fatigue vite car il gère moins bien le stress.
Depuis quelques temps, Bernard va bien. Sa médication est équilibrée et sa participation aux activités du centre de jour l'aide à reprendre confiance. Il se sent stimulé et songe à réintégrer le marché de l'emploi. Bernard rencontre un conseiller de l'Arrimage (service spécialisé de main d'œuvre pour les personnes vivant avec une problématique de santé mentale), qui lui trouve un emploi de manutentionnaire dans une entreprise. Toutefois, un mois plus tard, son employeur exprime une certaine inquiétude face à ses absences et ses erreurs fréquentes.
Bernard a été formé à son lieu de travail.
L'employeur doit tenir compte des effets secondaires occasionnés par la prise de médicaments, ce qui implique une certaine tolérance au rendement inégal. En raison de la mauvaise gestion de son stress et de son manque de confiance, l'attitude des autres employés envers Bernard influence aussi son intérêt et sa performance au travail.
Bernard peut bénéficier d'un CIT d'Emploi-Québec.*
Rencontre employés/employeur pour expliquer un peu le comportement de Bernard.
Un suivi à l'emploi et une bonne communication entre l'employeur et le conseiller en main-d'oeuvre pour éviter que la situation ne se dégrade.
Malgré sa fatigue et la mauvaise gestion de son stress, Bernard doit être conscient qu'un travail sous-entend la responsabilité de se présenter au travail et de suivre un horaire de travail.
Une rencontre avec son conseiller en main-d'oeuvre pour aider Bernard à cibler le problème et à faire la part des choses.
Selon le portrait statistique régional publié par l'Office des personnes handicapées du Québec en décembre dernier, 54 % de la population avec incapacité est inactive sur le marché du travail à Laval, alors que près de la moitié de ces personnes se disent capables de travailler. Doit-on conclure que le problème réside surtout dans l'adaptation de l'environnement de travail et dans l'appréhension des employeurs à engager des personnes handicapées ?
À travers ces mises en situation présentées, nous souhaitons démontrer que diverses ressources sont mises en place pour faciliter l'intégration au travail des personnes handicapées. Bien qu'il existe encore des lacunes dans le cheminement à l'emploi et que ces exemples soient schématisés, les scénarios démontrent que la bonne volonté de tous les acteurs peut mener à trouver une solution adaptée pour vous.
Service de soutien à l'emploi pour les personnes vivant avec une limitation. Les SSMO offrent de l'aide à la recherche d'emploi, présentent des techniques d'entrevue, offrent un service de références aux employeurs et assurent la coordination des besoins de l'employé, tel que l'évaluation de l'accessibilité du poste de travail.
Il existe deux (2) SSMO à Laval :
Programme de subventions accordées par Emploi-Québec :
Programme de bourses
et d'emploi d'été
pour étudiants avec limitations
fonctionnelles
ROPPHL
Centre communautaire
Laval-des-rapides
387, boul. des Prairies
bureau 017
Laval, QC H7N 2W4
450-668-4836
450-668-2119
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